Francis Nopré-Villière

Mais qui est Francis Nopré-Villière ?

Francis Nopré-Villière est un type qui aime préparer sa soupe loin des cantines cinq étoiles, qui préfère garder l’anonymat de crainte que les fumets de son potage attirent les loups et les rapaces. Vous dites que les loups et les rapaces ne consomment pas de potage ? Certes. Mais, ils sont capables de tout faire pour en dégouter les autres. Et ça, je ne le veux pas. Vous l’avez deviné : Francis Nopré-Villière, c’est moi.

Ceux qui ont de l’humour disent que pour vivre heureux, il faut vivre couché. J’ai choisi caché, même si je suis habité par un sens de l’autodérision développé. Ca a payé, parce que j’ai su garder mon autonomie, mon indépendance de pensée et d’action. Croyez-moi, c’est dans la discrétion (l’autoédition) que se gagne l’estime de soi. Et sans estime de soi, point de créativité. Et sans créativité, point de roman. Et sans roman, point de Félix Boldère, le héros de ceux-ci.

Ainsi est né ce flic tout à l’inverse de son créateur. Peu cultivé (je parle bien sûr du flic), un peu fainéant, opportuniste, mais bon bougre. Excellent flic s’il en est, aidé parfois malgré lui par une gothique rugueuse (il déteste les femmes lisses). Avec ces deux-là et l’immensité de Paris, il ne reste plus qu’à trouver des enquêtes tordues à leur faire mener pour caresser les trois-quarts de la gente humaine à rebrousse-poil et le reste (les très très gentils) dans le bon sens.

Cher lecteur(trice), à toi de jouer.😁 

Francis Nopré-Villière

Plus sérieusement, pouvez-vous nous expliquer votre parcours ?

Pour tout dire, je n’avais aucun prérequis pour mener à bien une publication littéraire, lorsque je pénétrai dans un vieil atelier de typographie un beau jour de 1968. Je me souviens de mon apprentissage comme si c’était hier. Au-delà de la poussière, l’atelier dégageait une dignité qui n’avait été gagnée qu’à force de persévérance et de travail. Toutefois, à l’époque, il était encore facile, pour un imprimeur, de se faire comprendre du plus grand nombre. La culture et le savoir n’avaient aucun besoin de se défendre. Ces quatre années m’avaient enseigné la beauté de la typographie et de la calligraphie, mais ne m’avaient toujours pas ouvert de passerelle pour accéder à l’écriture.
Et puis, emporté par mon besoin de nouveauté, la découverte d’un quotidien régional et de sa fabrication pragmatique, rapide et efficace, où l’esthétique n’avait pas sa place. L’écriture faisait partie d’un monde parallèle peuplé par des journalistes. Inaccessible pour moi.

Et presque par le plus grand des hasards, l’informatique. Encore et toujours l’appel de l’avant-gardisme. L’informatique telle qu’elle me faisait vibrer. Celle de la programmation qui vous permet de suivre, un pas en arrière, ce que la machine effectue pour vous. L’écriture s’éloignait encore plus (hormis celle de logiciels).

Les années passèrent. La belle typographie avait cédé sa place au multimédia inventif qui lui-même avait cédé sa place aux métiers de l’internet. À la production massive d’informations. Au recul de la beauté, y compris celle de l’esprit. À la déréglementation cérébrale pour les plus fragiles.

Puis soudainement, le retrait de la vie active, précipité par la crise économique et la lassitude.
Et toujours pas de prédisposition ni d’appel de l’esprit qui m’auraient permis de prendre la plume.
Pourtant… un peu plus tard… le déclic.
J’ai écrit un roman, puis un deuxième… puis un troisième.

Pouvez-vous en dire plus sur le déclic qui a fait que vous vous êtes lancé ?

Le premier jour de ma cessation d’activité, j’ai écrit « Orange était la mort », un livre politico-aventuro-policier ou thriller léger (certains appellent cela de la littérature blanche, de type non défini). Depuis, je l’ai retiré de la vente, considérant qu’il ne correspondait plus à mon style d’écriture qui avait évolué.

Depuis, j’écris des polars parisiens, avec des personnages récurrents que je fais évoluer au fil du temps, avec l’âge qui passe et la société qui change. Paris est suffisamment grand pour y trouver de quoi construire un scénario original. Il suffit de plonger dans le climat ambiant, d’y passer quelques heures, voire quelques jours, à observer, à sentir, à prendre la mesure des choses.

Ainsi, vous pourrez découvrir Les Diables du parc (2024), Chemins obscurs (2025) et Palimpsestes (2026). Rendez-vous dans ma page Polars de Francis Nopré-Villière.

Sur une page adjacente, je propose une auto-analyse du genre de polar dans lequel je m’inscris. Cela peut éviter à ceux qui cherchent quelque chose que je n’ai pas en boutique de tourner en rond ou de mal juger mon travail. Pour y accéder, cliquez ici.

Source « Une Semaine Avec… » – Groupe Facebook Auteurs Indépendants Réunis.